Dans la famille des patientes atteintes de cancer du sein métastatique, aujourd’hui je demande : l’amante ! La femme affranchie, sensuelle, ardente, libre et en phase avec son corps et son désir. Aïe. C’est que là que ça coince. Le cancer du sein métastatique est tout sauf un tremplin vers une vie intime épanouie. Ce corps qu’on a du mal à reconnaître parfois, ce corps douloureux, ce corps épuisé… il est souvent bien loin de la joie puissante qu’offre le rapprochement avec le corps de l’autre. Or pour se donner à l’autre, accéder au plaisir et partager un moment de communion physique, il faut être libre mentalement mais… Eros et Thanatos ne font pas toujours bon ménage. S’adonner à la pulsion de vie tout en sentant la mort planer, ça demande quand même une bonne dose de lâcher prise. Et puis il y a la peur d’avoir mal. Les traitements entraînent des douleurs gynécologiques, et ça gâche tout. Pour soi-même bien sûr mais aussi pour le ou la partenaire. On veut de la joie, pas des larmes !
Vous l’aurez compris, la vie intime en temps de cancer du sein métastatique, ce n’est pas une mince affaire. Alors bien sûr on peut faire une croix dessus et vivre avec ses beaux souvenirs ou… on peut essayer de reconquérir son droit au plaisir.
Pour en parler, j’accueille Elfi, une patiente qui livre son témoignage, tout en finesse et détermination. Et c’est le Dr Baptiste Sauterey, gynécologue et sexologue à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest qui donne son éclairage sur ce sujet. Sa mission : prendre soin de la vie intime des patientes et la bonne nouvelle, c’est que des solutions existent !
Conception et enregistrement : Claire Jacob
Réalisation : Henri Landré / JET FM
Ce podcast est coproduit par l'Institut de Cancérologie de l'Ouest et la radio JET FM (Nantes)



